VOYER

Prononciation : vo-ié ; quelques-uns disent voi-ié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des voié-z inte
Nature : s. m.

Officier préposé à la police des chemins et à celle des rues. Les voyers de tel lieu, de telle ville.
Le duc de Sully est le premier ministre qui, depuis la fondation de la monarchie, ait connu de quelle importance étaient les chemins pour le commerce intérieur du royaume ; il créa une charge de grand voyer, et en fut revêtu , FRÉRON , Année littér. t. VI, p. 121 Adj. Commissaire voyer. Architecte voyer. Agents voyers, agents chargés par la loi du 21 mai 1836 d'entretenir et de construire les chemins de vicinalité.
L'expression commissaire voyer est abandonnée. On dit agent voyer pour les campagnes, et architecte voyer dans les villes. XIe s.
Li reis cumandet un soen veeir Basbrun , Ch. de Rol. CCXC
XIIIe s.
Quiconques vout avoir travail hors de son hostel, il convient qu'il en ayt le congié du voier de Paris , Liv. des mét. 45
XVIe s.
Le bas justicier, qu'on appelle simple voyer, a cognoissance sur ses sujets et estrangers de toutes actions personnelles civiles dont les amendes n'excedent point la somme de sept sols six deniers tournois , Coust. gén. t. II, p. 250
Lat. viarius relatif aux routes, adjectif dont on a fait un substantif, de via (voy. VOIE). Terme de métier. Faire couler ou écouler.