VIVIER

Prononciation : vi-vié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des vi-vié-z étendus
Nature : s. m.

1Pièce d'eau courante ou dormante, dans laquelle on nourrit du poisson.
Viviers et réservoirs lui payaient pension [à un cormoran] , LA FONT. , Fabl. x, 4
Les seuls riches ont, au mois de mars, des légumes dans leurs serres et du poisson dans leurs viviers , VOLT. , Pol. et lég. Requête aux magistr. I
2En Normandie, pièce d'eau poissonneuse et alimentée par des sources de fond. 3Terme de pêche. Bateau muni d'un réservoir d'eau dans lequel on met le poisson pour le conserver vivant. XIIe s.
Le fosé passent par delez le vivier , Raoul de C. 58
XIIIe s.
Vivier et sauvoir et fossé où poisson se poent norrir et fruitefier , BEAUMAN. , XXVII, 20
Or m'en vieng par chevalerie, Qui au jord'ui est esbahie, Je n'i voi Rollant n'Ollivier, Tuit sont noié en un vivier , RUTEB. , 224
XIVe s.
En laquelle nasselle avoit un vaissel nommé vivier, dans lequel vivier avoit certaine quantité de menue peschalle , DU CANGE , vivierium.
XVIe s.
Au vivier, suivant l'etymologie de son nom, le poisson ne fait que vivre, pour la petitesse du lieu, inventé seulement pour le tenir ; afin d'y en prendre à toutes les fois qu'on veut, à telle cause dict aussi, reposoir et serve. - Le vivier se convertit en pescher, et le pescher en estang, amplifiant leurs limites , O. DE SERRES , 421
Wallon, vivi, vivier ; du lat. vivarium, de vivus, vif, vivant (voy. VIF).