VIGNOBLE

Prononciation : vi-gno-bl'
Nature : s. m.

1Étendue de pays planté de vignes.
On observe en France que la grande quantité de vignobles y est une des grandes causes de la multitude des hommes , MONTESQ. , Esp. XXIII, 14
La plus grande partie du vignoble d'Agde était, il y a quarante ans, couverte par les eaux de la mer , BUFF. , Hist. nat. Pr. th. terr. Oeuv. t. II, p. 435
Ce vignoble [de Constance], où l'on cultive des plants de muscat d'Espagne, est fort petit , BOUGAINV. , Voy. t. II, p. 399
2Adj. Pays vignoble. XIIIe s.
Il est sires de tout l'avoir Monseigneur noble, Et de la Brie et du vignoble , RUTEB. , 196
XIVe s.
Biax ahans [champ cultivé] et moult biel vignoble , J. DE CONDÉ , t. II, p. 230
Vigne. La finale oble est controversée. Le bas-lat. a vinolium, qui est un diminutif de vinum ; vignoble en pourrait être une altération. Il a aussi vinobre dans une charte de 1053 ; Scheler est disposé à y voir vini opera. Au contraire Diez considère vignoble comme représentant vini opulens, riche en vin, la finale ens ayant disparu comme dans serpe de serpens.