VASSELAGE

Prononciation : va-se-la-j'
Nature : s. m.

1État, condition du vassal.
La noblesse pense perdre de son lustre en entrant dans un vasselage subalterne [dans un état de vassal inférieur à celui où elle était] , PATRU , Plaid. 7
Le vasselage héréditaire commençait si bien à s'introduire, que les rois de France prétendaient être seigneurs suzerains du duché d'Aquitaine , VOLT. , Ann. Emp. Charlemagne, 758 Vasselage actif, droits féodaux sur l'héritage an fief. Vasselage passif, devoirs auxquels était soumis le vassal. Droit de vasselage, ce que le seigneur avait droit d'exiger de son vassal.
2Fig. Reproche, correction (vieux en ce sens, qui vient de ce que vassal a été aussi jadis un terme de reproche).
Il forme le dessein De s'en aller le lendemain Au lieu de l'écolier, et, sous ce personnage, Convaincre sa moitié, lui faire un vasselage Dont il fût à jamais parlé , LA FONT. , Candaule.
XIe s.
Encoi [aujourd'hui] verrum se tu as vasselage [vaillance] , Ch. de Rol. CCXI
XIIe s.
Ce jour [il] monstra moultbien son vasalage , Ronc. p. 64
XIIIe s.
Biaus amis, dist Raison la sage, Folie n'est pas vasselage [vaillance], N'onc ne fu, ne jà ne sera , la Rose, 7020
XVe s.
Dont le roi anglois fut moult durement resjoui [du récit du chevalier] quant il l'eut ainsi ouï parler, et le tint à moult grand vasselage et grand prouesse, comme vrai estoit , FROISS. , I, I, 79
XVIe s.
...Vos vertueux ancestres Qui firent tant par leurs haults vasselaiges , J. MAROT , V, 16
Vassal ; provenç. vassalatge, vasselatge, vaillance, qui est aussi le sens de vasselage dans l'ancienne langue.