TRANSLATEUR

Prononciation : tran-sla-teur
Nature : s. m.

Terme vieilli et marotique. Traducteur.
Longepierre, le translateur, De l'antiquité zélateur, Imite les premiers fidèles , J. B. ROUSS. , Épigr. III, 9 Il se dit aussi, en mauvaise part, d'un écrivain qui traduit servilement.
S'il s'éloigne trop de l'original, il ne traduit plus, il imite ; s'il le copie trop servilement, il fait une version et n'est que translateur ; n'y aurait-il pas un milieu à prendre ? , MARMONTEL , Oeuv. t. x, p. 268
XVe s.
Et fait à notter, ce dit ce translateur, ce que Valere appelle fortune houllière [courtisane] , Bouciq. III, 14
XVIe s.
Encores seroyje bien d'opinion que le sçavant translateur fist plus tost l'office de paraphraste, que de traducteur , DU BELLAY , I, 13, verso.
Lat. translatorem (voy. TRANSLATER).