TRADUCTEUR

Prononciation : tra-du-kteur
Nature : s. m.

Celui qui traduit d'une langue dans une autre.
...le sec traducteur du français d'Amyot , BOILEAU , Épît. VII
Un habile traducteur doit être un Protée qui n'ait point de forme immuable , D'OLIVET , Hist. Acad. t. II, p. 315, dans POUGENS
C'est un des progrès de la raison humaine dans ce siècle, qu'un traducteur ne soit plus idolâtre de son auteur, et qu'il sache lui rendre justice comme à un contemporain , VOLT. , Disc. récept.
Si ce qu'on prétend traduire n'est pas même une pensée, si ce n'est qu'une impression fugitive, un rêve inachevé de l'imagination ou de l'âme du poëte, un son vague et inarticulé de sa lyre.... que restera-t-il sous la main du traducteur ? , LAMART. , Disc. de récept. à l'Acad. franç. Traducteur juré ou assermenté, celui qui, auprès d'un tribunal, fait les traductions demandées. S. f. Traductrice, femme qui fait des traductions.
Madame [Dacier], sans vouloir troubler la paix de votre ménage, je vous dirai que je vous estime et vous respecte encore plus que votre mari ; car il n'est pas le seul traducteur et commentateur ; et vous êtes la seule traductrice et commentatrice , VOLT. , Dict. phil. Scoliaste.
XVIe s.
Que diray-je d'aucuns, vrayement mieux dignes d'estre appellez traditeurs que traducteurs ? veu qu'ilz trahissent ceux qu'ilz entreprennent exposer , DU BELLAY , I, 9, recto.
Ital. traduttore ; du latin traductorem, celui qui fait passer d'un lieu à un autre (voy. TRADUIRE).