TENDON

Prononciation : tan-don
Nature : s. f.

1Terme d'anatomie. Cordon ou faisceau fibreux plus ou moins long, quelquefois rond, plus ordinairement aplati, d'un blanc luisant, distinct du muscle par la nature de ses fibres et parce qu'il n'est pas contractile.
Elle mourut d'une saignée qui lui fut faite, où on lui coupa le tendon , SAINT-SIMON , 329, 59
Le tendon est la corde immobile par elle-même qui, tirée par les muscles raccourcis, fait mouvoir les os les uns sur les autres , FOURCROY , Conn. chim. t. IX, p. 239 Tendon d'Achille, gros tendon aplati, formé, à la partie postérieure et inférieure de la jambe, par la réunion des tendons des muscles jumeaux et soléaires, et s'attachant à la partie inférieure de la face postérieure du calcanéum ; ainsi nommé parce que la fable raconte qu'à cet endroit Pâris blessa Achille.
2Terme de vétérinaire. Chez les chevaux, la corde formée, derrière le canon, par les tendons des muscles perforant et perforé. Le tendon doit être sec, net et dur. Tendon failli, c'est-à-dire manqué, celui qui, à sa naissance au genou, est trop rapproché de la colonne osseuse ; cette conformation est mauvaise, parce que la corde tendineuse doit toujours s'écarter, autant que possible, du levier osseux sur lequel elle agit. Tendon féru, celui qui est blessé. XVIe s.
Les uns [muscles] produisent de leur ventre plusieurs tendons, comme ceux qui flechissent les doigts , PARÉ , I, 8
Ital. tendine, d'un latin fictif tendo, tendinis ou tendonis, dérivé de tendere, tendre (voy. TENDRE 2). D'Aubigné a dit tendons pour lisières : Les tendons de l'enfance, Hist. III, 545. TENDON. Ajoutez : 3Nom vulgaire de la bugrane épineuse.