TE DEUM

Prononciation : tè-dé-om'
Nature : s. m.

1Cantique de l'Église qui se dit ordinairement à la fin de matines, et se chante extraordinairement, avec pompe et cérémonie, pour rendre grâces à Dieu d'une victoire ou de tout autre événement heureux (on met deux majuscules : Te Deum).
M. Ménage veut qu'on dise deux Te Deum et non deux Te Deons ; je suis de son avis , VAUGEL. , Rem. not. Th. Corn. t. III, p. 132, éd. de Paris, 1738
Le mardi 7 juin, le roi fut le matin faire chanter le Te Deum dans la principale église de Rhinberg, qui était maintenant le temple des protestants , PELLISS. , Lett. hist. t. I, p. 119
On périssait de misère au bruit des Te Deum et parmi les réjouissances , VOLT. , Louis XIV, 16
2Cérémonie qui accompagne cette action de grâces. Assister au Te Deum.
On ordonna un Te Deum, des feux de joie, et des remercîments publics à M. de Chaulnes , SÉV. , 180
J'ai battu les Romains, écrivait Annibal aux Carthaginois ; envoyez-moi des troupes : j'ai mis l'Italie à contribution, envoyez-moi de l'argent ; voilà ce que signifient les Te Deum , J. J. ROUSS. , Paix perp. Au plur. Des Te Deum.
Premiers mots d'un cantique qui commence par Te Deum laudamus. Plusieurs prononçaient te deon, comme facton pour factum.