TAMPON

Prononciation : tan-pon
Nature : s. m.

1Morceau de bois, de métal, etc. servant à boucher une ouverture. Tampon de liége. Tampon de bois. Familièrement. Je m'en soucie comme de colin-tampon, voy. COLIN-TAMPON. 2Terme de marine. Morceau de bois conique ou cylindrique dont on se sert pour boucher les trous de la muraille par lesquels l'eau de la mer peut s'introduire dans le bâtiment. Tampons d'écubiers, tampons à l'aide desquels on ferme les écubiers au besoin. 3Bouchon fait avec du linge ou du papier. Un tampon de linge. Un tampon de papier. 4Bonde d'un étang. 5En artillerie, le tampon du grain de lumière est la partie tronconique qui est dans la région voisine de l'âme de la pièce. 6Terme de chirurgie. Petite masse d'étoupe roulée qu'on introduit dans une plaie étroite, dans une cavité, pour arrêter le sang, pour absorber le pus.
On introduit bien avant dans la narine d'où coule le sang un tampon imbibé d'eau styptique , GENLIS , Maison rust. t. II, p. 233, dans POUGENS
7Par extension, il se dit de tout ce qui bouche.
Ce sont ces mêmes lames d'abord mucilagineuses, ensuite cartilagineuses, qui forment enfin un tampon osseux dans les os qu'on a percés , BONNET , Consid. corps org. Oeuv. t. v, p. 397, dans POUGENS.
8Nom donné, dans les convois de chemin de fer, aux têtes rembourrées dont chaque wagon est pourvu. Coup de tampon, nom donné aux collisions entre trains de chemin de fer. 9Plaque de pierre, de bois ou de fonte, ajustée dans une feuillure pour fermer un orifice horizontal. 10Piston de cuvette de garde-robe à l'anglaise. Dalle de pierre mobile, dite aussi clef, placée sur la voûte d'une fosse d'aisance pour en boucher l'entrée. 11Grosse cheville de bois que l'on met dans les cloisons, entre les solives des planchers, pour soutenir la maçonnerie. Cheville de bois ou morceau de cuivre aplati, rivé et soudé au bout d'un tuyau, à deux mètres de la souche d'un jet. Cheville de bois que l'on met dans un trou percé dans un mur de pierre, pour y faire entrer un clou, une vis, etc. 12Terme de gravure. Rouleau dont se servent les imprimeurs en taille-douce pour appliquer l'encre sur la planche gravée. Tampons pour timbres humides. Boîte à tampons. Petit morceau de taffetas plié en bourse et rempli de coton pour étendre le vernis sur la planche. Bande de feutre avec laquelle on introduit, par le frottement, du noir entre les tailles et les hachures, pour juger de leur effet. Morceau d'étoffe pour nettoyer la planche quand on a achevé de tirer les épreuves. XVe s.
Quatre à cinq cens tampons de bois pour lesditz canons , le Jouvencel, f° 85, dans LACURNE
XVIe s.
Les poissons d'un vivier, incontinent le tampon ou ventiseau tiré en saison convenable.... , Nouv. coust. gén. t. II, p. 137
Un gros tampon [un gros homme] , OUDIN , Curios. franç.
Autre forme de tapon.