TAMBOURINER

Prononciation : tan-bou-ri-né
Nature : v. n.

1Battre le tambour ou le tambourin.
Il joua longtemps de son fifre, De son tambour tambourina , SCARR. , Virg. I Particulièrement, en parlant des enfants, faire du bruit en battant sur les petits tambours qui leur servent de jouet. Ces enfants ne font que tambouriner toute la journée.
Votre fils faisait un tonnerre de diable avec une assiette, dont il tambourinait sur la table , CYR. DE BERG. , Pédant joué, v, 3
Jetons nos chapeaux et nous coiffons de nos serviettes, Et tambourinons de nos couteaux sur nos assiettes , SCARRON , Chanson à boire.
Il se dit aussi de tout autre bruit comparé à celui d'un tambour.
Il me conta que, le matin, M. le duc de Valois lui avait dit qu'il avait bien tambouriné à sa porte , GENLIS , Mém. t. III, p. 141, dans POUGENS
2V. a. Réclamer au son du tambour un objet perdu. Tambouriner un portefeuille. Fig. et familièrement, répandre quelque chose aussi bruyamment que fait un tambour. Il a tambouriné cela par toute la ville. 3Se tambouriner, v. réfl. S'annoncer à grand bruit.
Tout charlatan se tambourine , BÉRANG. , les Tambours.
XVe s.
Un heaulme paré sur le comble d'un paon faisant la roe par artifice et maistrise, branlant et tabourinant les pennes de la queue les unes contre les autres.... , Perceforest, t. I, f° 140
Tambourin.