TABARIN

Prononciation : ta-ba-rin
Nature : s. m.

1Farceur qui égayait de ses quolibets, au commencement du XVIIe siècle, les rues et les places de Paris, principalement le pont Neuf ; il avait été valet de Mondor, charlatan.
Le charton n'avait pas dessein De les mener voir Tabarin , LA FONT. , Fabl. VIII, 12
2Par emploi d'un nom propre pour nom appellatif, farceur qui monte sur des tréteaux pour représenter dans les places publiques (il s'écrit avec une majuscule).
Le Parnasse parla le langage des halles ; Apollon travesti devint un Tabarin , BOILEAU , Art p. I
Un Tabarin mordant, caustique et rustre, Devient par elle un sénateur illustre , J. B. ROUSS. , Allég. I, 1 Faire le Tabarin, faire le bouffon.
Tabarin était ainsi nommé du tabar ou tabard qu'il portait ; le tabar était, dans l'ancienne langue, le nom d'une espèce de manteau en serge verte. Morceau de bois qui forme la clef de la charpente de la drome, dans une forge.