telegraphe

Prononciation : té-lé-gra-f'
Nature : s. m.

1Machine placée sur un lieu élevé, qui sert à transmettre au loin des avis, des nouvelles, et qui repose sur l'emploi de la lunette d'approche pour discerner de loin les signaux.
Miot de Mélito raconte (Mém. t. I, p. 38), que Chappe [inventeur du télégraphe] vint le voir au ministère de la guerre et lui donna de minutieux détails de son appareil qu'il nommait alors tachygraphe ; Miot lui dit tout de suite que la dénomination était mauvaise, et qu'il devait la changer en celle de télégraphe ; Chappe fut frappé de la justesse de l'observation, et adopta l'appellation qui depuis ce temps a prévalu , MAXIME DU CAMP , Revue des Deux-Mondes, 15 mars 1867, p. 464 On dit télégraphe aérien, quand on veut le distinguer du télégraphe électrique. Fig.
M. le maire est le télégraphe de notre commune ; en le voyant on sait tous les événements , P. L. COUR. , Gaz. du village, n° 4
Fig. Faire le télégraphe, c'est un télégraphe, se dit d'un homme qui gesticule beaucoup. Télégraphe de nuit, appareil muni de lanternes qu'on a proposé pour correspondre la nuit.
2Télégraphe nautique ou marin, instrument destiné à transmettre les signaux sur mer. 3Télégraphe militaire, appareil portatif au moyen duquel un général en chef peut faire parvenir ses ordres avec la plus grande promptitude. 4Nom d'une plante de l'Inde, desmodium gyrans, dont les petites feuilles terminales se meuvent en haut ou en bas, suivant l'intensité de la lumière. 5Télégraphe électrique, télégraphe fondé sur l'emploi de courants électriques produits par une machine, conduits par des fils et transmettant des signaux dont le sens est convenu. Télégraphe sous-marin, télégraphe électrique dont les fils sont plongés au fond de la mer. 6À l'origine, il s'est pris adjectivement. Signé Chappe, ingénieur télégraphe, Journal de Perlet, 12 fruct. an v, n° 656. Du grec, loin, et, écrire.