SUREAU

Prononciation : su-rô
Nature : s. m.

Genre de plantes, la plupart arbustives, qui appartient à la famille des caprifoliacées, où l'espèce appelée ordinairement sureau est le sambucus nigra, L. Sureau d'eau ou aquatique, viorne obier. XIVe s.
Suraut , DU CANGE , sambussus.
XVIe s.
Prenez huile de suzeau, en laquelle ferez infuser des fourmis , PARÉ , XVIII, 43
Le sureau, pour sa grosse moële, s'enracine très facilement de branche , O. DE SERRES , 561
La racine du petit sureau, en latin ebulus [hièble] , O. DE SERRES , 952
Le suzeau , RAB. , IV, 62
Le lat. est sambucus, donnant le prov. sambuc, le portug. sabugo et l'ital. sambuco. Mais à côté est sabucus, qui a donné régulièrement l'ancien français seü. Les patois y concordent : Berry, seû, seue, suis, suyau ; wallon, sawe, sawon, sahon ; namur. seusse ; picard, séu ; poitou, seu ; génev. saü, saiu ; vaudois, suau, sahu, sau ; Franche-Comté, saivu, seu ; normand et Maine, seur. Comment les patois ont-ils de seu fait seur, par l'addition d'une r, on ne le sait ; mais le fait est là. De seur il a été facile de passer au diminutif sureau ; on y a passé dès le XIVe siècle. Quant à la forme suzeau du XVIe siècle, elle est due au vice de prononciation qui, chez les Parisiens, au XVe et au XVIe siècles, changeait l'r en z (voy. CHAISE)