SURABONDER

Prononciation : su-ra-bon-dé ; écrit au XVIe siècle surhabonder, mais avec l'h muette, Palsgrave, p. 19
Nature : v. n.

1Être très abondant.
Un inconvénient plus considérable encore, c'est que certaines marchandises d'Europe surabondaient en quelques endroits, tandis qu'elles manquaient en d'autres , RAYNAL , Hist. phil. XIII, 22
2Avoir en surabondance.
D'où me vient cette foi dont mon coeur surabonde ? , LAMART. , Harm. I, 5 Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
XIIIe s.
Car s'en toi pechié habonda, Si grant grace seurhabonda, Que blanche fut qui estoit noire , J. DE MEUNG , Tr. 905
XIVe s.
Et sont ces vices contraires, c'est assavoir prodigalité et illiberalité, et chacun d'iceux superhabunde et deffault , ORESME , Éth. 48
XVIe s.
Les superfluitez en habits qui superhabundent partout, dont depend la pauvreté particuliere , LANOUE , 93
Il est necessaire, pour produire ceste fievre, que le sang surabonde dans les veines , PARÉ , XX, 10
Provenç. sobrondar ; espagn. sobreabundar ; ital. soprabbondare ; du lat. superabundare ; de super, sur, et abundare, abonder.