SULTANE

Prononciation : sul-ta-n'
Nature : s. f.

1Titre des femmes du Grand Seigneur.
Il faut au sultan des sultanes, Il faut des perles au poignard , V. HUGO , Orient. 12 Sultane favorite, celle qui est, de la part du sultan, l'objet d'une faveur particulière. Sultane aseki, celle qui a donné un fils au sultan.
C'est en ce sens que Racine emploie le mot sultane : Et même il a voulu que l'heureuse Roxane, Avant qu'elle eût un fils, prît le nom de sultane , RAC. , Bajaz. I, 1
Sultane validé, la mère du sultan régnant.
2Dans un langage libre, maîtresse.
Et bon ! bon ! bon ! Que le vin est bon ! Buvons à nos sultanes , SAURIN , Chanson de table.
3Robe longue ouverte par devant et faite des plus belles étoffes, dont la mode commença vers 1688 et ne dura pas longtemps. 4Terme de pâtissier. Sultane à la Chantilly, sorte de grillage en sucre filé dont on recouvre certains entremets. 5Poule sultane, le porphyrion de Buffon. 1. SULTANE. Ajoutez : 6S'est dit d'un joyau de femme pour la coiffure.
Nous [coiffeurs] avons sans cesse sous nos doigts les trésors de Golconde ; c'est à nous qu'appartient la disposition des diamants, des croissants, des sultanes, des aigrettes , Plaidoirie de Bigot de la Boissière, dans F. CADET, Hist. de l'économie politique, les Précurseurs, 1867-1868
Vaisseau de guerre turc.
Les sultanes turques ne résisteront pas plus que les Algériens ; pour les sultanes du sérail de Moustapha, elles appartiennent de droit au vainqueur , VOLT. , Lett. à Cath. II, 2 fév. 1770