STIPENDIER

Prononciation : sti-pan-di-é
Nature : v. a.

je stipendiais, nous stipendiions, vous stipendiiez ; que je stipendie, que nous stipendiions, que vous stipendiiez. Avoir à sa solde.
Les alliés faisaient le grand nombre des troupes dans les deux républiques [Athènes et Sparte], et ils étaient stipendiés par les villes qui les envoyaient , ROLLIN , Hist. anc. Oeuv. t. IV, p. 562, dans POUGENS Il ne se dit plus guère qu'en mauvaise part. Stipendier des assassins.
XVIe s.
Il n'y a cité, ville, bourgade ni chasteau, qui n'ait fait provision d'armes et autres munitions de guerre, nourry et stipendié plusieurs soldats, avec grands cousts de deniers , FROUMENTEAU , Finances, liv. III, p. 386
Lat. stipendiari, de stipendium, qui vient de stips, petite monnaie (voy. STIPE 3), et pendere, payer : stipendium est pour stipipendium. On a attribué stipendier à Mirabeau ; mais, comme on voit, il est bien plus ancien.