STATUER

Prononciation : sta-tu-é
Nature : v. a.

1Ordonner, régler, déclarer.
Ce parlement [réfugié auprès d'Henri IV, pendant la Ligue] statua des règlements dignes de la liberté de l'Église gallicane , VOLT. , Hist. parl. 33
On écrit de Genève, du 12 de ce mois, que, ce jour-là même, le livre de Jean-Jacques Rousseau [l'Émile] avait été arrêté et porté au tribunal de la république, pour y être statué sur ce qu'il appartiendrait , BACHAUM. , Mém. secr. 20 juin 1762
Il sera statué définitivement dans les dix jours qui suivront la remise des conclusions du commissaire , Code civ. art. 293
2Absolument.
J'appelle faculté de statuer, le droit d'ordonner par soi-même, ou de corriger ce qui a été ordonné par un autre , MONTESQ. , Esp. XI, 6
Cette compilation est un code général qui statue sur toutes les affaires civiles , MONTESQ. , ib. XXVIII, 37
XIIIe s.
D'age fu mut [moult] e jà veisin Cist seint hermites à sa fin, à receivre les granz soudées [salaires] K'en ciel li furent estuées , Édouard le conf. v. 1735
XVIe s.
S'ils y commandent ou statuent quelque chose, les sujets du roi ne sont tenus leur obeir , P. PITHOU , 4
Prov. estatuir, statuir ; esp. estatuir ; ital. statuire ; du lat. statucre, de status, état (voy. ÉTAT).