SOUS-ENTENDRE

Prononciation : sou-zan-tan-dr'
Nature : v. a.

1Ne point exprimer dans la discours une chose qu'on a dans la pensée.
En vous disant cela, j'avais sous-entendu que.... Qu'il serait beau de faire sous-entendre toutes les injures que disent Léontine et Pulchérie, au lieu de les dire ! que ce ménagement serait touchant et plein de force ! , VOLT. , Comm. Corn. Rem. Héraclius, IV, 5
2Terme de grammaire. Ne pas exprimer certains mots qui peuvent être aisément suppléés.
En descendant des langues anciennes aux plus modernes, on s'apercevra que l'usage de sous-entendre des mots est de moins en moins reçu ; notre langue le rejette même si fort, qu'on dirait quelquefois qu'elle se méfie de notre pénétration , CONDIL. , Conn. hum. II, I, 8
Vous remarquez que les ellipses ne souffrent point de difficulté, lorsqu'on ne sous-entend que les mots qui ont été déjà employés , CONDIL. , Art d'écr. I, 10
3Se sous-entendre, v. réfl. être sous-entendu Cette clause, cette condition se sous-entend toujours. XIVe s.
Et i aura un predome de par nous, pour sous-entendre [recevoir en sous-ordre les observations] et prendre garde à la besoingne, sans ce que il face contrainte , Ordonn. des rois de Fr. t. I, p. 384
Sous, et entendre.