SOURDAUD, AUDE

Prononciation : sour-dô, dô-d'
Nature : s. m. et f.

Terme familier. Celui, celle qui n'entend qu'avec peine.
C'était [Orry] une manière de sourdaud de beaucoup d'esprit, de la lie du peuple , SAINT-SIMON , 114, 242
On dit que ce sourdaud [la Condamine] veut être de l'Académie française ; c'est apparemment pour ne pas nous entendre , VOLT. , Lett. Mme du Deffant, 6 août 1760
XVe s.
[Breuvage] Quand j'ay plus que jamais besoing de ton secours, Ung sourdault medecin me deffent ton uzaige , BASSEL. , Vau de Vire, 4
Ceste beste [l'empereur Claude] s'esveilla en sursault [au sujet de Messaline] ; on a souvent pire marché de ces sourdauds endormis , MONT. , III, 351
Dérivé de sourd 1 ; génev. sourdiaud.