SOUBASSEMENT

Prononciation : sou-bâ-se-man
Nature : s. m.

1Terme d'architecture. Partie inférieure d'une construction, sur laquelle tout l'édifice semble porter. 2Garniture d'étoffe qu'on met au bas d'un lit, quand les rideaux ne vont pas jusqu'à terre.
Si vous trouviez dans Avignon ou dans Lyon de quoi faire des rideaux, un fond, un dossier, des soubassements, des pentes , SÉV. , 21 août 1675
3Terme de menuiserie. Petit appui à l'intérieur des croisées. 4Tablette de plâtre que l'on place sous le manteau d'une cheminée pour diriger la fumée. XVe s.
Une grande estable qui est agreablement construite et ordonnée, à hauts pilliers et grands soubassemens , PIERRE DESREY , Voy. de Charles VIII à Naples, p. 200, dans LACURNE.
XVIe s.
Serrans et amassans des biens exterieurs, avant que d'avoir basti un bon fondement et un ferme soubastement de raison par bonne doctrine , AMYOT , Marius, 88
Ceste machine ne bransloit ny ne panchoit d'un costé ne d'autre quand on la mouvoit, ains demouroit droitte et ferme dessus son soubastement , ID. , Démétr. 26
Sous et bas ? cela n'est ni clair ni bien formé. Sousbastement paraît venir de sous, et bâtiment. SOUBASSEMENT. - HIST. XVIe s. Ajoutez :
[Le duc d'Alençon malade] mangeoit bien ; mais rien ne se fortifioit au soubassement du corps , BERSON , Regret funèbre, dans CORLIEU, Étude médicale sur la dynastie des Valois, p. 10