SORBONNE

Prononciation : sor-bon-n'
Nature : s. f.

1École célèbre de théologie, fondée à Paris par Robert de Sorbon, et qui plus tard donna son nom à la faculté entière de théologie ; elle contenait des logements pour trente-sept docteurs, qu'on appelait docteurs de la société de Sorbonne pour les distinguer de ceux qui, sans y demeurer, portaient le titre de docteurs de Sorbonne, parce qu'ils avaient pris les degrés requis dans l'école de théologie de ce collége. Étudier en Sorbonne. Son livre fut condamné en Sorbonne, par la Sorbonne.
Ce pays-là où l'on se querelle toujours, et où il n'y a jamais ni paix ni trêves, qui s'appelle la Sorbonne , BALZ. , liv. IV, lett. 25
La Sorbonne de Paris, concile perpétuel des Gaules , VOLT. , Dict. phil. Déclaration.
On ne pourra pas empêcher qu'il y ait une Sorbonne ; mais on pourra empêcher que cette Sorbonne fasse du mal , VOLT. , Lett. Damilaville, 30 oct. 1767
Il y a deux de ces messieurs [du parlement de Paris] qui sont à Berlin ; ils ont désiré voir le roi de Prusse, et le roi n'y a consenti qu'après qu'ils ont assuré qu'ils n'avaient pas été d'avis de consulter la Sorbonne sur l'inoculation , D'ALEMB. , Lett. à Voltaire, 8 déc. 1763
2Aujourd'hui, grand bâtiment construit par les ordres de Richelieu, où se font les cours des facultés des sciences, des lettres et de théologie, à Paris. Chef-lieu de l'Académie de Paris. 3La Sorbonne des cochers, nom plaisant donné, dans les établissements des compagnies des voitures publiques de Paris, à une cour où l'on fait passer aux hommes qui veulent devenir cochers un examen pour savoir s'ils sont capables de conduire une voiture dans la ville. Robert de Sorbon, qui fonda cet établissement sous saint Louis ; Sorbon est un village du département des Ardennes.