SONORE

Prononciation : so-no-r'
Nature : adj.

1Qui rend un son.
Tertullien, lorsque Dieu proféra ces mots : Que la lumière soit faite, dit qu'il proféra une parole sonore , BOSSUET , 6e avert. 88
Je sentais, vers la mer l'oeil fixé tout le jour, Pour l'eau bleue et profonde un indicible amour, Et j'écoutais le vent sonore , P. LE BRUN , Voy. de Grèce, VIII, 4 Consonnes sonores, celles qui ne peuvent être prononcées qu'à haute voix et à glotte fermée ; ce sont g, d, b, j, v et z.
2Particulièrement. Qui a un son agréable et éclatant. Une voix sonore.
N'employez jamais un mot nouveau, à moins qu'il n'ait ces trois qualités : d'être nécessaire, intelligible et sonore , VOLT. , Mél. litt. Cons à un journal.
Cette langue italienne, si pompeuse et si sonore , STAËL , Corinne, II, 3
Toi qui donnas son âme et son gosier sonore à l'oiseau que le soir entend gémir d'amour , LAMART. , Harm. I, 1
3Qui renvoie bien le son. Cette église est sonore.
L'air était frais et sonore , BERN. DE ST-P. , Paul et Virg.
4Terme de physique. Qui produit le son.
Pour que les corps soient sonores, il faut nécessairement qu'ils soient élastiques , BRISSON , Traité de phys. t. II, p. 159 Vibrations sonores, celles qui sont suffisamment rapides dans un gaz, un liquide ou un solide, pour produire sur l'appareil de l'ouïe le genre d'impression dont la perception est appelée son. Onde sonore, nom donné à une succession d'ondulations de même nature qui ont lieu dans le même sens ; elle se compose d'ondulations condensées et d'ondulations dilatées ; les premières résultent de la compression de l'air par l'ébranlement sonore, et les secondes, du retour de l'air à son premier état. Corps sonore, tout corps qui, par la rapidité de son mouvement vibratoire, produit, sur l'organe de l'ouïe, des impressions susceptibles d'être comparées les unes aux autres.
On appelle corps sonores proprement dits ceux dont les sons sont distincts, comparables entre eux et de quelque durée ; tels sont ceux d'une cloche, d'une corde de violon , BRISSON , Traité de phys. t. II, p. 159
Lat. sonorus, de sonus, son. Au XVIe siècle on disait sonoreux