sommite

Prononciation : so-mmi-té
Nature : s. f.

1La partie la plus élevée de certaines choses. La sommité d'une tour, d'un toit, d'un coteau. Les sommités des montagnes, ou, absolument, les sommités.
Au lever de l'aurore, leurs sommités et leurs rochers [de montagnes] sont couleur de rose, et les monceaux de glaces qui les couvrent ressemblent à des nuages transparents , GENLIS , Veillées du château t. I, p. 241
2Fig. Terme de littérature. Les sommités d'un sujet, les parties qui en sont les plus saillantes. Il n'approfondit pas son sujet, il se borne à en saisir les sommités. 3Terme de botanique. L'extrémité d'une tige, la pointe des herbes. La sommité des jeunes arbres.
Des palmistes dont ils mangent les sommités , BERN. DE ST-P. , Étude, V Terme de pharmacie. Sommités, ou sommités fleuries, l'extrémité de la tige fleurie des plantes dont les fleurs sont trop petites pour être conservées isolément telles sont les sommités d'absinthe, de centaurée, etc.
4Néologisme. Les sommités de la science, de la littérature, les hommes les plus éminents dans la science, dans la littérature. XIIIe s.
Pensez de la roe de fortune.... Et, quant homme est en la sommetté de la roe, coment par mescheance chet [tombe] petit et petit en poverte , Bibl. des chartes, 4e série, t. II, p. 128
XVIe s.
Les sommités de chanvre, les sommités de ronces , PARÉ , XVI, 35
Si se campa sur la sommité d'une montagne, où il se fortifia , MACHIAVEL , Disc. sur Tite Live, p. 476, dans LACURNE
Lat. summitatem, de summus, le plus haut (voy. SOMMET). SOMMITÉ. - HIST. Ajoutez : XIVe s.
La summité [d'un arbre] avec les rainsiaux , Rev. critique, 5e année, 2e sem. p. 382