SOLACIER

Prononciation : so-la-si-é

1Consoler, soulager.
Quand Cupidon, qui me vit pâle et triste, Me dit : ami, pourquoi te soucier ? Lors m'envoya, pour me solacier, Tout son cortége et celui de sa mère , J. B. ROUSS. , Épigr. I, 7
2Se solacier, v. réfl. Se divertir.
Plein de courroux et vide de pécune, Léger d'argent et chargé de rancune, Il va trouver le manant qui riait Avec sa femme et se solaciait , LA FONT. , Papef.
Ne venez pas, après vous être solacié à Paris tout à votre aise, me dire ici que vous êtes pressé de partir , J. J. ROUSS. , Lett. à Du Peyrou, 17 oct. 1767
XIIIe s.
Li primerains [premier] biens qui solace Ceus que li maus d'amer enlace, C'est Dous-Pensers , la Rose, 2655
S'ai d'une chose moult bon tens ; Car à nule riens je ne pens Qu'à moi joer et solacier, Et mon chief pigner et trecier , ib. 587
XVe s.
Adonc commencerent à multiplier festes pour cause du jeune roy, à qui jeunesse, puissance et seigneurie admonestoient de se soulacier et esbattre , Bouciq. I, 8
XVIe s.
Ne vois-tu pas, Hurault, ces jeunes arondelles, Ces pigeons tremoussant et du bec et des ailes, Se baiser goulument, et de nuict et de jour Sur le haut d'une tour se soulasser d'amour ? , RONS. , 804
Soulas.