SIRVENTE

Prononciation : sir-van-t'
Nature : s. f.

Sorte de poésie ancienne des troubadours et des trouvères, ordinairement satirique, et quelquefois consacrée à l'amour et à la louange, et qui est presque toujours divisée en strophes ou couplets pour être chantés.
Robert [comte d'Auvergne] lui-même était poëte, et échangeait des sirventes avec Richard Coeur de Lion , CHATEAUBR. , Voy. Clermont. On dit aussi sirventois.
XIIe s.
N'entendi mie a gas [plaisanteries] n'à faire serventoiz , WACE , Rou, V. 4889
Provenç. sirventes, serventes, s. m. ; ital. serventese ; de servir, d'après Diez, parce que c'est, proprement, un poëme composé par un menestrel au service de son maître. Sirvente est tiré du provençal ; mais la langue d'oïl avait sirventois, qui est l'équivalent du provençal sirventes (es égale ois).