SERINGUE

Prononciation : se-rin-gh'
Nature : s. f.

1Petite pompe portative, qui sert à attirer et à repousser l'air et les liquides.
Une grande salle proche le réservoir d'eau pour y mettre les eschelles, crocs, seringues, sceaux et autres instruments pour le feu , COLBERT , Lettres, etc., V, 255
2Particulièrement. Instrument dont on se sert pour donner ou prendre des lavements.
Ensuite de quoi, toute l'assemblée, composée de huit porte-seringues, six apothicaires, vingt-deux docteurs.... , MOL. , Mal. imag. 3e interm. Populairement. Chanter comme une seringue, chanter très mal, peut-être par une équivoque ironique avec sirène.
3Populairement. Personne sotte et niaise qui fatigue. XIVe s.
Ulcere parfont est curé en gectant dedens jusques au fons avec la siringue des lavemens , LANFRANC , f° 17
XVIe s.
Puis lui faisois injection de choses detersives, avec une petite syringue , PARÉ , VIII, 21
Aucuns se servent de seringues, soupapes, bascules.... pour ramonter l'eau des puits , O. DE SERRES , 774
Provenç. siringua ; espagn. xeringa ; portug. seringa ; ital. sciringa, scilinga ; du latin yringa, seringue, qui vient du grec, tuyau. SERINGUE. Ajoutez : 4Arbre à seringue, les hevea (siphonia) à caoutchouc, BAILLON, Dict. de bot. p. 248.