SCORBUT

Prononciation : skor-bu ; le t ne se prononce pas et ne se lie pas
Nature : s. m.

1Terme de médecine. Affection générale non fébrile, qui, à l'extérieur, a pour caractère un affaiblissement notable de l'énergie musculaire, et des hémorrhagies multiples débutant presque toujours par les membres inférieurs, et s'accompagnant fréquemment, mais non toujours, d'une altération plus ou moins prononcée des gencives ; elle est due surtout à un séjour trop prolongé à bord des vaisseaux qui naviguent ; elle survient aussi à terre dans des troupes qui souffrent du froid, de l'humidité et d'une mauvaise nourriture.
Chevemy et sa femme avaient gagné le scorbut en Danemark et laissé leur santé et leurs dents , SAINT-SIMON , 71, 173
La pluie fut continuelle, aussi le scorbut se déclara-t-il sur huit ou dix matelots ; l'humidité est un des principes les plus actifs de cette maladie , BOUGAINV. , Voy. t. II, p. 19
Une théorie sur le scorbut se réduit à ces aphorismes, qui ne sont pas d'Hippocrate : aliments quelconques propres à l'homme et capables de réparer les déperditions journalières ; air extérieur introduit le plus souvent qu'il est possible dans les entreponts et dans la cale ; humidité occasionnée par les brumes, combattue sans cesse par des fumigations et même par des brasiers , LAPÉROUSE. , Voy. t. IV, p. 237, dans POUGENS
2Scorbut de terre, s'est dit quelquefois du purpura hémorrhagique. 3Scorbut des Alpes, nom donné par Odoardi à la pellagre. XVIe s.
Scurbut , OUDIN , Dict.
Ital. scorbuto ; du germanique : allem. Scharbock ; holland. scheurbuik ; suéd. skoerbing ; angl. scurvy.