passee

Prononciation : pâ-sée
Nature : s. f.

1Action de passer. Ils ont eu plusieurs passées de gens de guerre qui les ont fort incommodés. 2Terme de chasse. Moment du soir où les bécasses se lèvent du bois pour aller dans la campagne. Prendre des bécasses à la passée ; ce qui se fait avec le filet qui se nomme pantière. Trace que laisse le pied d'une bête.
Je comparais ces traces invisibles aux passées des bêtes fauves qui agissent sur l'odorat du chien , BONNET , Observ. 43, insect.
Le lieu où le cerf a passé. Place où les animaux ont coutume de passer.
3Terme de pêche. Espace dans lequel on a coupé les herbes pour faire une route qui conduise les poissons aux filets dormants que l'on a tendus à son extrémité. 4Tissu de cheveux qui couvre le tissu de soie de la perruque. 5Se dit, chez les mégissiers, d'une certaine quantité de peaux qu'on plonge à la fois dans une cuve pour les faire devenir blanches. Et quand le tout est bien délayé, on y plonge deux douzaines de peaux, ce que les mégissiers nomment une passée, Dict. des arts et métiers. Mégissier. 6L'aller et le venir de la navette. 7Passées, se dit, chez les tailleurs, des fils qu'ils passent des deux côtés d'une boutonnière pour la former. XVIe s.
Tant furent les murailles rompues et atterrées, que par les capitaines et maistres canoniers français fut dit que passée suffisante y avoit pour donner un assault , JEAN D'AUTON , Annales de Louis XII, p. 43, dans LACURNE
Prendre les oiseaux à l'amorce, à la passée.... , O. DE SERRES , 995
Passé 1. PASSÉE (pâ-sée), s. f. Passée d'août, nom, en Normandie, de la fête qui termine la moisson.