PARPAING

Prononciation : par-pin ; le g ne se prononce pas et ne se lie pas
Nature : s. m.

Terme de maçonnerie. Pierre qui tient toute l'épaisseur d'un mur, c'est-à-dire qui a un parement en dedans et l'autre en dehors. Parpaings d'appui, pierres à deux parements, qui forment l'appui d'une croisée. Pierre placée sous un pan de bois pour l'isoler du sol et de l'humidité. Massif de pierre sur lequel on élève quelquefois les ouvrages de treillage. Parpaing d'échiffre, mur qui porte les marches d'un escalier. XVe s.
Toutes jambes ou membrures de pierre de taille, parpeignes assis au rez de chaussée , Ordonnance, 1485
XVIe s.
Jambes, peignes ou parpeignes, doucerets, chaines ou corbeaux , Coust. gén. t. II, p. 405
On trouve parpanus dans un texte de 1402. Le mot est composé de per, d'outre en outre, et probablement pan, altéré en paigne. PARPAING. - HIST. Ajoutez : XIVe s.
Jehan Cauchon requeroit que Hues retraissit le marrien à moitiet dou mur, qu'il avait mis à perpain en un mur commun (1306) , VARIN , Arch. administr. de la ville de Reims, t. II, 1re partie, p. 50
Mur à parpain , VARIN , ib. p. 61