PARATONNERRE

Prononciation : pa-ra-to-nè-r'
Nature : s. m.

1Verge de fer terminée en pointe, qu'on place sur la partie la plus élevée d'un édifice pour le préserver de la foudre, et communiquant par une chaîne métallique avec le réservoir commun. Le paratonnerre fait sentir son influence protectrice dans un espace circulaire dont le rayon est le double de la hauteur de la tige.
Ces pointes, paraissant avoir la propriété de soutirer, en quelque façon, l'électricité d'un conducteur, ont fait imaginer à M. Franklin de soutirer, par le même moyen, l'électricité d'un nuage orageux ; voilà l'origine des paratonnerres , BRISSON , Traité de phys. t. III, p. 355, dans POUGENS Paratonnerre végétal, celui dont la corde est de paille. On a dit aussi antitonnerre.
J'ai un antitonnerre à Ferney dans mon jardin ; vous savez que cela s'appelle un conducteur , VOLT. , Lett. d'Argental, 8 mars 1775
2Fig. Dans le langage de la galanterie, nom donné à celui sur lequel on fait tomber les soupçons d'un mari jaloux, ou au moyen qu'on emploie pour les détourner sur un autre. Ce mot est ainsi expliqué par Ch. de Bernard dans sa nouvelle intitulée le Paratonnerre : C'est le conducteur électrique qui éloigne de nous la foudre et la mène chez le voisin. Parer, à, tonnerre.