PARALOGISME

Prononciation : pa-ra-lo-ji-sm'
Nature : s. m.

Faux raisonnement.
Il y a des hommes qui se méprennent en raisonnant, même touchant les plus simples matières de géométrie, et y font des paralogismes , DESC. , Méth. IV, 1
La réflexion est une force de l'âme ; et l'attribuer si universellement à faiblesse, c'est un manifeste paralogisme , BOSSUET , Ét. d'orais. v, 4
Je doute qu'une démonstration mathématique parût une vérité à quelqu'un dont elle combattrait une passion forte ; il y supposerait des paralogismes , DUCLOS , Consid. moeurs, 14
PARALOGISME, SOPHISME. Ces deux termes désignent un raisonnement que proscrit la logique. L'un et l'autre renferment ou un principe faux donné pour vrai, ou une conséquence qui paraît découler d'un principe vrai et qui n'en découle pas. Le sophisme est, historiquement, le mode de raisonner de ces célèbres argumentateurs du temps de Socrate, tels que Gorgias, Protagoras et les autres ; mode subtil et captieux qui avait moins pour but de trouver la vérité que d'embarrasser et d'éblouir ; de là le sens défavorable qu'a ce mot. Le paralogisme est une erreur involontaire de raisonnement ; le sophisme est une erreur où intervient, sciemment ou insciemment, une impulsion étrangère à la recherche même du vrai. De plus, tout sophisme est un paralogisme ; tout paralogisme n'est pas un sophisme, car il y faut quelque chose de subtil et de captieux. Du grec, à côté, et du grec, raisonnement.