PALPITER

Prononciation : pal-pi-té
Nature : v. n.

1Avoir des palpitations.
Les entrailles des victimes qui palpitaient encore , FÉN. , Tél. IX Fig. N'avoir qu'un faible mouvement, comparé à une palpitation.
Sorti des cachots des Moscovites, Piper ne fit que palpiter et ne figura plus en Europe , SAINT-SIMON , 165, 185
2Être ému au point que le coeur batte ou semble battre plus qu'à l'ordinaire.
La reine, à qui le coeur palpitait, faisait des prières au ciel en faveur de la couleur blanche , VOLT. , Zadig, XXIX.
Combien de fois, contemplant en eux mon ouvrage, je me sens saisi d'un ravissement qui fait palpiter mon coeur ! , J. J. ROUSS. , Ém. v.
Quelle sombre fureur ou quel secret dessein De terreur ou d'espoir fait palpiter son sein ? , DUCIS , Macbeth, III, 1 Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
Lat. palpitare, fréquentatif de palpare, palper. PALPITER. Ajoutez : - HIST. XIIe s.
Quant cil meismes dragons qui apparuit lo voloit devoreir, dunkes comenzat tremblanz et palpianz à crieir par grandes voies, disanz : coreiz, coreiz, car iciz dragons mo vuet devoreir , li Dialoge Gregoire lo pape, 1876, p. 92