PALLIUM

Prononciation : pal-li-om'
Nature : s. m.

1Manteau dont les Grecs avaient coutume de se couvrir, par opposition aux Romains qui portaient la toge ; de là vient qu'on distinguait les comédies palliatae où les personnages étaient grecs, et les togatae où ils étaient romains. 2Aujourd'hui, bande de laine blanche, large de trois ou quatre doigts, chargée de croix noires et attachée à un rond, qui se met sur les épaules, avec deux pendants longs d'un pied, l'un devant et l'autre derrière. Le pallium est un ornement pontifical, propre aux souverains pontifes, aux patriarches, aux primats et aux métropolitains, qu'ils portent par-dessus leurs habits pontificaux comme marque de leur juridiction. Le pape envoie le pallium aux évêques.
Nonobstant mes bulles, ma prise de possession et mon pallium, le roi ne me tiendrait jamais pour archevêque de Paris , RETZ , V. 404
Quand viendrez-vous, monseigneur, prendre le pallium ? , MAINTENON , Lett. au card. de Noailles, 6 nov. 1695
En 595, le roi Childebert demanda le pallium et le vicariat de l'Église romaine pour Virgile, évêque d'Arles ; et, ce qu'il y a de remarquable, le pape, sujet des empereurs, n'accordait le pallium que de leur consentement , NAUDET , Inst. Mém. inscr. et belles-lettres, t. VIII, p. 523 Terme de blason. Se dit d'une croix par laquelle on représente le pallium.
Lat. pallium, manteau (voy. POÊLE, s. m.).