PAGODE

Prononciation : pa-go-d'
Nature : s. f.

1Sorte de pavillon consacré au culte des idoles chez certains peuples d'Asie ; la statue du dieu occupe le milieu du temple, ordinairement surmontée d'une construction en pyramide et chargée de dessins bizarres. Une pagode chinoise.
Les anciennes pagodes étonnent, il est vrai, par leur solidité et leur étendue ; mais la structure et les ornements en sont du plus mauvais goût , RAYNAL , Hist. phil. I, 8
Le onzième jour au soleil levant, il aperçut la fameuse pagode de Jagrenat, bâtie sur le bord de la mer, qu'elle semblait dominer avec ses grands murs rouges et ses galeries, ses dômes et ses tourelles de marbre blanc , BERNARD. DE ST-PIERRE , Chaum. ind.
2Idole adorée dans les pagodes.
Au fond d'un beau carrosse assis, Je serai comme une pagode , LEGRAND , les Paniers, vaudev.
3Par extension, petite figure grotesque à tête mobile, qui pendant un temps a été fort à la mode pour les cabinets et salons.
Oh ! si des femmes incommodes Des tours de tête délivraient, Que de maris, comme pagodes, Incessamment la tourneraient ! , SÉNECÉ , dans RICHELET Ce n'est qu'une pagode, se dit d'une personne qui fait beaucoup de gestes insignifiants.
4Monnaie d'or indienne, qui vaut 9 fr. 46 c. 5Terme de modes. Une manche pagode, sorte de manche large. 6Espèce de sabot (coquilles). Richelet et les relations des jésuites le font masculin ; mais la Loubère et plusieurs autres voyageurs disent une pagode ; ce genre a prévalu. Persan, de but, idole, et kedeh, temple. But vient sans doute de Buddha. PAGODE. Ajoutez : 7Arbre des pagodes, le ficus religiosa, L., BAILLON, Dict. de botan. p. 257.