paturer

Prononciation : pâ-tu-ré

1V. n. Prendre la pâture. 2V. a. Manger en paissant.
Si Locke eût réfléchi un moment aux idées innées des animaux.... il se fût convaincu que c'est par elles qu'une chenille, sortant de son oeuf, va pâturer la feuille naissante qui croît comme elle dans son voisinage , BERN. DE ST.-P. , Harm. liv. V, Harm. anim.
XIIe s.
Quant il vit en une valée Tot seul pasturer un chevrel , Chev. au lyon, v. 3438
XIIIe s.
Messires Pierre de Thierni proposa contre le [la] vile des Haies, que le [la] dite vile, à tort et sans reson, envoioient lor bestes pasturer en ses prés , BEAUMANOIR , XXIV, 6
Conscience ne lesse cuer pecheour durer : Jà pechié si très pou n'y venra pasturer, Qu'elle ne crie hareu sanz soi asseürer , J. DE MEUNG , Test. 1566
XVe s.
Et laisserent leurs chevaux pasturer l'herbe , FROISS. , I, I, 229
XVIe s.
Il vouloit que l'on acquist des heritages et maisons, où il y eust plus à semer et à pasturer que non pas à balier et à arrouser , AMYOT , Caton, 10
Pâture.