OVATION

Prononciation : o-va-sion ; en vers, de quatre syllabes
Nature : s. f.

1Espèce inférieure de triomphe, qui s'accordait à un général après une victoire peu considérable, ou remportée dans une guerre qui n'avait pas été déclarée suivant les lois ; dans l'ovation le triomphateur était à cheval, et non porté sur un char. Fig.
On dit que ce lièvre [qui faisait le brave] ne rentrait dans son gîte qu'avec des feuilles de laurier, et faisait l'ovation , FÉN. , t. XIX, p. 53
2Par extension, honneur rendu à une personne en lui faisant cortége, etc. Faire une ovation à quelqu'un.
Le vainqueur [pour un prix de peinture] élevé sur les épaules de ses camarades.... après avoir joui des honneurs de cette espèce d'ovation, il fut déposé à la pension , DIDER. , Salon de 1767, Oeuvr. t. XV, p. 155
Lat. ovationem, de ovare, qui vient de ovis, brebis ; ainsi dit parce qu'on y immolait une brebis au lieu du taureau, qui était la victime dans le grand triomphe.