ORANG-OUTANG

Prononciation : o-ran-ou-tan
Nature : s. m.

Nom vulgaire de l'orang roux des naturalistes, pithecus satyrus. Geoffroy ; espèce de singe sans queue, qui se rapproche de l'homme par la conformation.
On verra dans l'histoire de l'orang-outang, que, si l'on ne faisait attention qu'à la figure, on pourrait également regarder cet animal comme le premier des singes ou le dernier des hommes , BUFF. , Quadrup. t. VII, p. 41
L'orang-outang que j'ai vu marchait toujours debout sur ses deux pieds, même en portant des choses lourdes ; son air était assez triste, sa démarche grave, ses mouvements mesurés, son naturel doux et très différent de celui des autres singes , BUFF. , ib. p. 73
Si l'éléphant paraît se rapprocher de l'homme par l'intelligence, l'orang-outang paraît s'en rapprocher bien davantage par la conformation tant intérieure qu'extérieure, et par les inclinations, les habitudes et les talents qui en dérivent , BONNET , Contempl. nat. XII, 47
Au plur. Buffon écrit des orangs-outangs ; suivant l'étymologie, il faudrait écrire : des orangs-outang, puisque cela signifie les hommes de la forêt ; mais le mieux est de le traiter comme un mot français, et d'écrire des orang-outangs. Malais, orang, homme, et houtang, outang, utan, forêt : homme de forêt, homme sauvage. Ce nom d'orang-outang est celui que prennent les indigènes eux-mêmes dans la presqu'île de Malacca.