OMISSION

Prononciation : o-mi-sion ; en vers, de quatre syllabes
Nature : s. f.

1Action d'omettre.
L'omission d'un principe mène à l'erreur ; ainsi il faut avoir la vue bien nette pour voir tous les principes , PASC. , Pensées, part. I, art. 10
2La chose omise. Une omission importante.
Un passage positif vaut mieux tout seul que cent omissions , BOSSUET , 2e instr. sur les passages, 68e pass.
3Terme de jurisprudence. Manquement à une chose exigée par la loi, et qui, dans certains cas, entraîne la nullité. 4Terme de théologie. Les péchés d'omission et les péchés de commission : les premiers, qui consistent à ne pas faire les bonnes oeuvres auxquelles on est obligé ; les seconds, qui sont de commettre le mal qu'on doit éviter.
Mes pires fautes ont été d'omission : j'ai rarement fait ce qu'il ne fallait pas faire, et malheureusement j'ai plus rarement fait ce qu'il fallait , J. J. ROUSS. , Conf. X
XVIe s.
Autant trouveras-tu de pechez en ta vie, de passions en ton ame, et d'omissions en ton devoir , AMYOT , De la curios. 2
Ce sont deux omissions qui s'offrent à moy souvent en leurs discours [des stoïciens] , MONT. , II, 302
Lat. omissionem, de omissum, supin de omittere, omettre.