OCRE

Prononciation : o-kr'
Nature : s. f.

Terre argileuse colorée par du peroxyde de fer (ocre rouge), ou par du tritocarbonate de fer (ocre jaune).
Les ocres brunes, auxquelles on donne le nom de terre d'ombre, et l'ocre légère et noire dont on se sert à la Chine pour écrire et dessiner, sont des décompositions ultérieures de la rouille du fer , BUFF. , Min. t. VIII, p. 7 Ocre de bismuth, le bismuth oxydé. Ocre de cuivre rouge, le cuivre oxydulé terreux. Ocre martiale brune, le fer hydraté terreux.
Les terres qu'on a nommées ocres martiales ne sont que les fragments pulvérisés ou agglutinés des mines précédentes [de fer], ou les débris de la décomposition lente des sulfures de fer exposés à l'action de l'air et de l'eau , FOURCROY , Connaiss. chim. t. VI, p. 134, dans POUGENS
Ocre martiale bleue, le fer phosphaté terreux. Ocre de nickel, le nickel arséniaté. Ocre de vitriol, le fer sous-sulfaté terreux.
Quelques-uns font ocre du masculin ; à tort. Ocre s'écrivait autrefois, étymologiquement, ochre. Lat. ochra, du grec, terre jaune. D'après M. Baudry, le mot viendrait du grec, couleur d'oeuf.