OBUS

Prononciation : o-buz'
Nature : s. m.

Terme d'artillerie. Sorte de petite bombe sans anse.
Les bombes, dont Maltus [ingénieur anglais, 1637] introduisit alors l'usage en France, étaient à peine connues, et les obus ne le furent que plus d'un demi-siècle après, en 1693, à la bataille de Nervinde , ANDRÉOSSY , Instit. Mém. scient. t. VII, p. 179
Des obus perfidement placés venaient d'éclater dans les poêles de plusieurs maisons [à Moscou] ; ils avaient blessé les militaires qui se pressaient autour , SÉGUR , Hist. de Nap. VIII, 6 Obus tête de mort, obus incendiaire, percé de plusieurs trous, par lesquels ce projectile vomit des matières enflammées.
Esp. obuz ; de l'all. Haubitze, pièce de grosse artillerie, au XVe siècle haufnitz, du bohémien haufnice, qui signifiait proprement un engin à lancer des pierres. OBUS. Ajoutez : - REM. L'obus se distingue de la bombe par son diamètre, en général plus faible, et parce qu'il n'a ni anse, ni culot. On distingue les obus ordinaires qui ne contiennent que de la poudre, les obus à balles qui renferment de la poudre et des balles, et les obus à double paroi qui se prêtent à une fragmentation systématique. On distingue aussi les obus, d'après leur forme, en obus sphériques et obus oblongs. XVIe s.
Ledit jour [23 février 1515], seigneur (sic) Philippe Dex faisoit essaier et tirer des hocbus de fer que la ville [Metz] avoit achetés , Chronique de Metz, de Husson, dans Bibl. des ch. t. XXXI, p. 241