NUQUE

Prononciation : nu-k'
Nature : s. f.

Partie postérieure du cou. Il lui donna un coup sur la nuque.
Quand on vient à la nuque du cou [quand la douche arrive à la nuque], c'est une sorte de feu et de surprise qui ne peut se comprendre , SÉV. , 280
XIVe s.
Tous les ners si com il nessent de la nuche , H. DE MONDEVILLE , f° 8, verso.
Spondille [vertèbre] est ung os percé au milieu, par lequel pertuis la nuque passe , LANFRANC , f° 33
La nuque qui vient de la cervelle ainsi comme le ruisseau de la fontaine , LANFRANC , ib. verso.
XVIe s.
La nucque ou medulie spinale , PARÉ , III, 6
Je ne sçay lesquelz je doy appeller plus couards, ou vous, ou vos ennemis : car eulx n'ont pas eu la hardiesse de vous regarder au dos, ny vous eulx à la nuque , AMYOT , Marius, 59
Provenç. nuca, nucha ; espagn. portug. ital. nuca. On a indiqué le germanique : suédois, nacke, nuque ; angl. neck, cou ; allem. Ge-nick, nuque. Diez repousse cette étymologie, à cause que la voyelle ne concorde pas, et propose le hollandais nocke qui signifie à la fois coche de flèche et colonne vertébrale. L'origine de ce mot est arabe : c'est noukhâ'a, qui signifie la moelle, indiqué jadis par Bochart, et rappelé par M. Defrémery. Et en effet on remarquera que nuque a signifié la moelle épinière chez Lanfranc et chez Paré.