neophyte

Prononciation : né-o-fi-t'
Nature : s. m. et f.

1Nom donné anciennement, dans l'Église, aux nouveaux chrétiens, c'est-à-dire aux païens qui avaient embrassé depuis peu le christianisme, et à ceux qui étaient entrés nouvellement dans les ordres ecclésiastiques.
Saint Paul ne voulait pas qu'un néophyte fût tout d'un coup élevé à certaines distinctions , BOURDAL. , Serm. 16e dim. après la Pentecôt. Domin. t. IV, p. 29
Il [Nectaire] fut baptisé ; et, comme il était encore revêtu de la robe de néophyte, il fut fait évêque, sans avoir apporté autre disposition à l'épiscopat que celle de ne l'avoir pas brigué , FLÉCH. , Hist. de Théod. II, 62
Les néophytes répétaient les airs, comme des oiseaux privés chantent pour attirer dans les rets de l'oiseleur les oiseaux sauvages , CHATEAUB. , Génie, IV, IV, 4 Il se dit aussi aujourd'hui des personnes nouvellement converties et baptisées.
2Adj.
Le blâme formel de saint Isidore contre le fanatisme néophyte des rois visigoths [devenus d'ariens catholiques] , MONTALEMBERT , les Moines d'Occident, t. II, p. 217
Termes grecs, l'un est dérivé de nouveau, et l'autre signifie né (voy. PHYSIQUE) : nouvellement né.