MUTINERIE

Prononciation : mu-ti-ne-rie
Nature : s. f.

1Action de celui qui se mutine.
Son ordre excitait seul cette mutinerie , CORN. , Héracl. V, 7
Dans les séditions populaires, un homme adroit qui saura manier et ménager avec art les esprits de la populace lui fera quelquefois tourner sa fureur contre ceux auxquels on pensait le moins ; ce qui rend ces sortes de mutinerie extrêmement dangereuses , BOSSUET , 2e sermon, Compass. de la sainte Vierge, 2
Par le refus formel desdits habitants qui n'agissaient que par un esprit de mutinerie qui tendrait à rebellion , Arrêt du Cons. d'État, 1er déc. 1722
2Obstination d'une personne qui se dépite.
C'est qu'un enfant qui joue dans un chemin et qui ne veut pas interrompre son jeu pour laisser passer une charrette, fait par dépit et par mutinerie ce qu'un homme ne fait point par raison , FÉNEL. , Dial. des morts, dial. 19
XVIe s.
Par la mutinerie des gens de guerre , D'AUB. , Hist. I, 313
Faisant ce que possible luy fut pour appaiser la mutinerie , M. DU BELLAY , 403
Mutiner. On trouve dans le XVIe siècle mutination et mutinement.