MUQUEUX, EUSE

Prononciation : mu-keû, keû-z'
Nature : adj.

1Terme didactique.. Anciennement, qui a le caractère de la mucosité, soit en parlant d'un liquide, soit en parlant d'un tissu, aussi bien chez les végétaux que chez les animaux. Ligaments muqueux.
Quand la surabondance du suc muqueux distend fortement les vaisseaux des arbres , FOURCROY , Connaiss. chim. t. VII, p. 140, dans POUGENS Réseau muqueux, nom donné autrefois à la couche qui produit la coloration de la peau.
Vossius attribuait la couleur des nègres à une maladie ; Ruysch a mieux rencontré en les disséquant, et en enlevant avec une adresse singulière le corps muqueux réticulaire qui est noir ; et malgré cela il se trouve encore des physiciens qui croient les noirs originairement blancs , VOLT. , Dict. phil. Anatomie.
La membrane muqueuse est blanche chez nous , VOLT. , Moeurs, 141
On dit maintenant couche pigmentaire de la peau.
2Aujourd'hui, particulièrement, qui a ou qui produit de la mucosité animale. Glandes muqueuses, Membrane muqueuse, ou, substantivement, une muqueuse, nom des membranes qui tapissent les cavités du corps humain ouvertes au dehors, et dont la surface libre est habituellement humectée d'un fluide muqueux. 3Râle muqueux, voy. RÂLE. 4Fièvre muqueuse, fièvre mal définie et qui est tantôt une dothiénentérie légère, tantôt une irritation des membranes muqueuses digestive et pulmonaire avec fièvre. XVIe s.
Quelques fois, par une grande contusion, la chair contuse devient mucqueuse et boursouflée, comme si on l'avoit enflée de vent , PARÉ , X, 6
Lat. mucosus, de mucus, morve, mucus.