MUNICIPAL, ALE

Prononciation : mu-ni-si-pal, a-l'
Nature : adj.

1Dans l'antiquité romaine, qui appartient à un municipe. Cicéron était d'origine municipale. Par extension.
Cet homme [à Athènes] par son testament, Selon les lois municipales, Leur laissa tout son bien , LA FONT. , Fabl. II, 20
2Aujourd'hui, qui appartient à la municipalité. Les règlements municipaux.
Des familles riches qui, satisfaites d'une illustration municipale, préféraient l'honneur paisible d'occuper dans leur ville les premières places à l'ambition de briller au second rang dans la cour ou dans la capitale , CONDORCET , Maurepas. Billet municipal, s'est dit d'une espèce de bons destinée à rembourser les créanciers de la commune, jusqu'à ce que les municipalités eussent les fonds nécessaires pour les retirer. Garde municipale, se dit d'une garde soldée en partie par la ville de Paris et en partie par l'État, pour veiller au maintien de l'ordre dans la capitale. Garde municipale à pied. Garde municipale à cheval. S. m. Garde municipal, ou, populairement, un municipal, chaque membre de la garde municipale.
3Il se dit des magistrats, des fonctionnaires qui administrent une municipalité. Le corps municipal.
Le gouvernement municipal, qui est le meilleur, parce qu'il est le plus naturel, fut conservé dans toutes les villes , VOLT. , Hist. parl. Avant-prop. Le conseil municipal, conseil formé du maire, des adjoints du maire, et des conseillers, et devant lequel sont portées les affaires de la commune. S. m. pl. Les municipaux, les magistrats qui administrent une commune. Agent municipal, se disait, sous la république, des administrateurs d'une commune de plus de 5000 âmes.
Provenç. et espagn. municipal ; ital. municipale ; du lat. municipalis, de municipium, municipe.