MOUVANCE

Prononciation : mou-van-s'
Nature : s. f.

Terme de jurisprudence féodale. Dépendance d'un fief à l'égard d'un autre.
Un marchand, possesseur d'un ancien fief, reçoit foi et hommage d'un pair de France qui aura acheté un arrière-fief dans sa mouvance , VOLT. , Moeurs, 38
Les publicistes allemands prétendent encore que le Dauphiné doit être une mouvance de l'Empire , VOLT. , ib. 75 Mouvance passive, mouvance d'après laquelle un fief relevait d'un autre fief supérieur. Mouvance active, celle d'après laquelle un fief en avait d'autres qui relevaient de lui. Mouvance noble ou féodale, celle dans laquelle le possesseur du fief devait foi et hommage ou du moins fidélité au possesseur du fief dominant. Mouvance roturière, celle dans laquelle le fief servant n'était tenu qu'à certaines redevances. Par extension.
La soumission de la Grèce à l'empire romain, même sous les empereurs, fut plutôt une mouvance qui assurait la tranquillité publique, qu'un assujétissement à charge aux particuliers et préjudiciable à la société , ROLLIN , Hist. anc. Oeuv. t. IX, p. 432, dans POUGENS
Mouvant.