MOUTONNER

Prononciation : mou-to-né
Nature : v. a.

1V. a. Rendre frisé et annelé comme la laine d'un mouton. Moutonner la tête d'un enfant. 2Fig. Moutonner un prisonnier, tâcher de gagner sa confiance pour découvrir son secret afin de le révéler. 3V. n. S'agiter en écume blanchissante, en parlant des eaux de la mer, d'un lac, d'une rivière.
Tantôt les lames, en faisant moutonner leurs cimes, imitaient des troupeaux blancs , CHATEAUBR. , Génie, I, V, 12
4Par plaisanterie, se moutonner, v. réfl. Se faire mouton, doux, traitable.
Il faut que l'un des deux se moutonne, ce doit être le plus faible , Mme DE GRAFFIGNY , dans le Dict. de BESCHERELLE.
XVe s.
Je fai par mes gens voltiger les chevaux, les fleschir, contourner, donner quarriere, arrester court, cabrer, moutonner, soubzlever.... , Alector, roman, p. 67, dans LACURNE
Mouton. MOUTONNER. Ajoutez : 5Moutonner un herbage, se dit, dans le Calvados, de l'action de mettre un lot de moutons à engraisser dans un herbage, les Primes d'honneur, Paris, 1870, p. 21. 6Se moutonner, se dit, en Normandie, du ciel qui se couvre de petits nuages blancs.
Le ciel commence à se moutonner , DELBOULLE , Gloss. de la vallée d'Yères, p. 234