MOUSQUET

Prononciation : mou-skè ; le t ne se lie pas ; au pluriel, l's se lie : des mou-skè-z armés ; mousquets rime avec tr
Nature : s. m.

Arme à feu qui était en usage avant le fusil, et qu'on faisait partir au moyen d'une mèche allumée.
M. le duc de Villeroy eut avant hier deux boutons de son juste-au-corps emportés d'un coup de mousquet à la tranchée , PELLISSON , Lett. hist. t. III, p. 331, dans POUGENS
Laissez-là ces mousquets trop pesants pour vos bras , BOILEAU , Ép. IV Porter le mousquet, être soldat dans l'infanterie.
Oh ! par ma foi, monsieur le docteur, vous aurez la bonté de porter le mousquet dans le régiment de Champagne , DANCOURT , la Gazette, sc. 10
M. de Charost avait porté le mousquet en Hollande sous mon grand-père , SAINT-SIMON , 10, 118
Crever comme un vieux mousquet, ou, simplement, crever comme un mousquet, mourir d'excès de table, d'un excès d'embonpoint.
XVIe s.
....Car les hommes plus forts Sont aujourd'hui tuez d'un poltron en cachette à coups de harquebouze, ou à coups de mousquette , RONS. , 936
Les mousquets poitrinals, que l'on ne couche en joue, à cause de leur calibre gros et court, mais qui se tirent de la poitrine , PARÉ , Préf. IX
Les deux armées se mirent en bataille, l'une deçà, l'autre delà, à une bonne portée de mosquet seulement , LANOUE , 885
Il fit incontinent armer de mousquets de fonte trois pattaches , D'AUB. , Hist. II, 448
Bourguig. mosquai ; wallon, mousket, muskète ; espagn, mosquete ; ital. moschetto. Ce n'est pas autre chose que le mousquet, mosquet, émouchet, sorte d'épervier (voy. ÉMOUCHET). On sait combien il est commun de donner des noms d'animaux aux armes, par exemple les fauconneaux, les couleuvrines. Nom de tapis de Turquie et de Perse, achetés à Smyrne, et entrant en France par Marseille. MOUSQUET. Ajoutez : 2Mousquet à rouet, mousquet muni d'une platine à rouet pour enflammer la poudre. Mousquet-fusil, arme à double feu, employée avant l'adoption du fusil à silex ; elle porte à la fois la platine à silex et l'ancienne platine à mèche. Le mousquet était une arme portative du XVIe siècle, différant de l'arquebuse par son calibre et son poids, qui sont plus forts ; ce poids nécessitait une fourchette, sur laquelle on appliquait l'arme pendant le tir.