MONTOIR

Prononciation : mon-toir
Nature : s. m.

1Grosse pierre ou gros billot dont on se sert pour monter plus aisément à cheval ; dans l'ancienne langue le montoir se nomme souvent perron. Ce cheval est difficile, est rude au montoir, il se tourmente, il est inquiet, quand on veut monter dessus. Dans un sens opposé : ce cheval est aisé, est doux au montoir. 2Le côté du montoir, le côté gauche du cheval, ainsi appelé parce que c'est de ce côté-là qu'on monte d'ordinaire à cheval. Le pied du montoir, le pied gauche du cheval. Le côté droit se nomme hors montoir ou hors du montoir. 3Appui du pied gauche du cavalier sur l'étrier du côté gauche. XIIIe s.
Et que fors de la nef issiez, Et si venez par ça entor Où il a moult bon monteor, Par où vos porrez bien monter , Ren. 22908
XIVe s.
En la court de nostre palais royal à Paris, entre la pierre de marbre, nostre montouer et nostre audience.... , DU CANGE , montorium.
Entre lesquels murs [du Leuvre, dans les environs de la rue Froidmantel et de Champflori] est le montoir du roi et de la reine , DE LABORDE , Émaux, p. 396
XVIe s.
Les crins bien fournis de poil, pendans du costé du montoir , O. DE SERRES , 301
Monter. MONTOIR. Ajoutez : 4Aptitude à être monté, en parlant d'un cheval.
L'anglo-normand, cheval de l'époque, capable de tous les genres de travail, apte à tous les services, propre au montoir comme à l'attelage, recherché par le commerce de luxe et par l'armée , BOCHER , Rap. à l'Assemb. nat. n° 1910, p. 35