MONOLOGUE

Prononciation : mo-no-lo-gh'
Nature : s. m.

Scène où un acteur est seul et se parle à lui-même.
Les monologues, qui ne sont pas des combats de passions, ne peuvent jamais remuer l'âme et la transporter , VOLT. , Lett. Mlle Clairon, 16 oct. 1760
Quand il fallait, chez les anciens, apprendre aux spectateurs quelque événement, un acteur venait sans façon le conter dans un monologue , VOLT. , Vie de Molière.
Chaque comédien voulait briller par un long monologue ; ils rebutaient une pièce qui n'en avait point ; il fallut que Corneille dans Cinna débutât par l'inutile monologue d'Émilie, qu'on retranche aujourd'hui , VOLT. , Mél. litt. Chang. arriv. à l'art trag.
Jadis, quand de la scène il imagina l'art, Thespis, dit-on, créa le dialogue ; Mais l'inventeur du monologue Fut probablement un bavard , DELILLE , Convers. I On dit, par extension, d'une personne qui aime à tenir le dé de la conversation et à parler longuement, en compagnie, sans être interrompue, qu'elle aime le monologue, pratique le monologue.
Terme grec signifiant qui parle seul, et qui est dérivé de deux mots traduits par : seul et discours.